Notice

  • Bibliomer n° : 66 - Avril 2013
  • Thème : 1 - Production
  • Sous-thème : 1 - 2 Pêche
  • Notice n° : 2013-6221

Durabilité des pêcheries de grands fonds

Sustainability of deep-sea fisheries

Norse* E.A., Brooke S., Cheung W.W.L., Clark M.R., Ekeland L., Froese R., Gjerde K.M., Haedrich R.L., Heppell S.S., Morato T., Morgan L.E., Pauly D., Sumaila R., Watson R.

* Marine Conservation Institute, 2122 112th Ave NE, Suite B-300, Bellevue WA 98004, USA ; E-mail : elliott.norse@marine-conservation.org

Marine Policy, 2012, Vol. 36 (2), p. 307-320 - Doi : 10.1016/j.marpol.2011.06.008 - Texte en Anglais

à commander à : l'auteur, l'éditeur ou à l'INIST


Résumé

Alors que les pêcheries côtières mondiales se sont effondrées, la pêche industrielle s'est déployée plus au large et vers les grands fonds à la recherche des dernières concentrations de poissons économiquement intéressantes. Pour une société demandeuse en produits de la mer dépendant des services écosystémiques des océans, il est crucial de savoir si ces pêcheries profondes peuvent être durables.
Les mers profondes sont de loin les plus étendues mais aussi les moins productives, bien que dans des secteurs très limités la biomasse de poissons puisse être très élevée. La plupart des poissons profonds ont un cycle de vie qui fait que leurs populations ont une résilience/productivité bien moindre que celles des poissons d'eaux peu profondes, et qu'ils peuvent être pêchés de façon durable seulement à de très faibles taux de capture si seule la résilience de leur population est prise en compte. Mais tout comme les vieux arbres à croissance lente et les grands cétacés, leur biomasse peut en faire des cibles tentantes alors que leur faible productivité engendre une forte incitation économique à liquider leurs populations plutôt que les exploiter de façon durable (loi de Clark).
Beaucoup de pêcheries profondes utilisent le chalut de fond qui a souvent un impact fort sur les espèces non ciblées (comme les requins) et les invertébrés (ex : les coraux), et peuvent souvent se maintenir uniquement parce qu'elles reçoivent massivement des subventions gouvernementales. La combinaison d'une productivité très faible de la population cible, d'engins de pêche non sélectifs, de facteurs économiques qui favorisent un épuisement de la population et un système de régulation très faible rend les pêcheries non durables à quelques exceptions près. Enfin, les pêcheries profondes s'apparentent davantage à des exploitations minières qui éliminent successivement les populations capturables puis changent de secteur.
Plutôt que d'exploiter le poisson aux endroits les moins favorables des océans, il serait préférable de rebâtir une stratégie écologiquement et économiquement orientée vers les populations de poissons résilientes dans les secteurs les plus favorables, c'est-à-dire les eaux peu profondes et plus productives des écosystèmes qui sont plus proches des marchés.


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