Notice

  • Bibliomer n° : 63 - Juin 2012
  • Thème : 1 - Production
  • Sous-thème : 1 - 3 Aquaculture
  • Notice n° : 2012-5994

Analyse du développement de l'aquaculture en Asie du Sud-Est - une perspective de la politique

Hishamunda N., Bueno P.B., Ridler N., Yap W.G.

Document technique sur les pêches et l'aquaculture , 2011, n° 509 - 79 p. - ISBN : 978-92-5-206339-1

Adresse internet : http://www.fao.org/docrep/014/i0950f/i0950f00.pdf


Résumé

Ce rapport de la FAO s'intéresse aux facteurs de réussite et d'échec qui ont influencé le développement de l'aquaculture dans 7 pays d'Asie du Sud Est (Cambodge, Indonésie, Malaisie, Myanmar, Philippines, Thaïlande et Vietnam). L'importance physique du secteur, ses performances socio-économiques et le rôle des politiques sont tout particulièrement examinés. Dans cet objectif, des rapports d'expertise nationaux ont été analysés, des entrevues avec les plus importants acteurs menées et des ateliers de discussion organisés.
Même si l'histoire de l'aquaculture en Asie du Sud-Est est longue, son expansion rapide n'a commencé qu'à partir du milieu des années 1970. En 2005, la production de cette zone géographique était de plus de 5 millions de tonnes, la classant ainsi parmi les principaux producteurs mondiaux aussi bien en volume qu'en valeur. La production combinée des pays étudiés a doublé au cours des 10 dernières années. Ce développement est dû à la demande du marché et à la recherche de profits plus qu'aux incitations gouvernementales. La tendance a cependant changé récemment ; les politiques s'investissement davantage et souvent de façon dynamique dans l'aquaculture pour sa contribution au développement économique, à la sécurité alimentaire (la plupart des espèces élevées sont consommées localement), aux transactions en devises étrangères, à la diversification rurale (emplois créés limitant l'exode rural)...
Les principales forces et faiblesses de l'aquaculture en Asie du Sud Est sont recensées en conclusion avec, pour chaque faiblesse, les stratégies potentielles à mettre en œuvre pour y remédier :
- La zone a l'avantage de posséder des ressources aquatiques côtières considérables, la capacité technique et la possibilité de produire à faibles coûts. En volume, les principales espèces sont la crevette, le tilapia du Nil, la carpe commune et argentée, le silure, le chano (Chanos chanos) et le roho (Labeo rohita).
- La principale contrainte à l'expansion de l'aquaculture est la pénurie de terres. Face à ce constat, différentes options peuvent être envisagées : l'intensification de la production à terre ou le passage à l'élevage en cages marines (bars, mérous et chanos).
- La disponibilité en eau douce est aussi un facteur limitant, la majorité des activités aquacoles étant pratiquées dans ce milieu. Une agriculture-aquaculture intégrée, comme la culture riz-poisson, peut fournir des solutions. De plus, certaines espèces peuvent supporter des niveaux de salinité relativement importants.
- La pénurie et le coût des aliments de bonne qualité sont également problématiques. La recherche d'ingrédients domestiques comme substitut à la farine de poissons et l'utilisation privilégiée d'espèces non carnivores pourraient être encouragées.
- Des alevins de qualité ne sont pas disponibles pour toutes les espèces d'intérêt. Des établissements publics comme des écloseries privées existent, mais des réglementations spécifiques et certifications ne sont pas toujours présentes et devraient être mises en place.
- La fourniture en énergie peut être insuffisante et le prix élevé. Des pompes plus efficaces comme l'utilisation de systèmes de recyclage pourraient être envisagés.
- Le manque de fonctionnaires qualifiés capables de mettre en œuvre les politiques et réglementations ainsi que les compétences limitées des aquaculteurs sont aussi un frein au développement de l'aquaculture.
- Enfin la pollution des milieux et la détérioration de l'environnement ont un impact direct sur les espèces élevées et les possibilités aquacoles futures. La destruction des mangroves par la crevetticulture aux Philippines et en Thaïlande en est un exemple flagrant. Le respect des bonnes pratiques d'élevage (notamment sur l'utilisation des antibiotiques), des exigences HACCP et des normes pour les exportations devraient s'étendre à toutes les activités aquacoles, même celles destinées au marché intérieur, afin d'instaurer un développement durable.
Des obstacles à la croissance de l'aquaculture en Asie du Sud Est sont présents, mais des solutions existent. De ce fait, il est fort probable que l'aquaculture reste un secteur très important dans cette zone géographique et cela pour encore de nombreuses années.


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