Notice

  • Bibliomer n° : 10 - Juin 2000
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité alimentaire
  • Notice n° : 2000-0970

Tributyl étain dans les produits de la mer d'Asie, d'Australie, d'Europe et d'Amérique du Nord : estimation des risques pour la santé humaine

Tributylin in Seafood from Asia, Australia, Europe, and North America : Assessment of Human Health Risks

Keithly J.C.*, Cardwell R.D., Henderson D.G.

* Frontier Geosciences Inc., 414 Pontius Ave., N, Seattle WA 98109

Human and Ecological Risk Assessment, 1999, Vol. 5 (2), p. 337-354 - Texte en Anglais


Analyse

Le tributyl étain (TBT) est un des produits biocides actifs utilisé dans les peintures antifouling pour les bateaux.
La France a été la première nation (1982) à réguler l’usage de ces peintures. Elle a été ensuite suivie par le Royaume Uni (1985) et les Etats Unis (1989).
Les taux élevés de TBT se retrouvent dans les ports ou aux alentours des chantiers navals, mais l’essentiel des produits marins consommés proviennent de zones de pêches situées loin des grandes agglomérations.
Le document analysé décrit les concentrations en tributylétain dans les produits marins collectés dans huit sites dans le monde et estime les risques potentiels pour la santé humaine
Des échantillons de poissons, crustacés, céphalopodes (i.e. calmars) et de mollusques bivalves ont été achetés sur le marché de 2 villes d’Asie, une d’Australie, 3 Européennes et 2 Nord-Américaines. Les échantillons furent ensuite analysés pour rechercher le tributylétain et les concentrations obtenues furent utilisées pour calculer les risques potentiels sur la santé humaine par ingestion de nourritures marines achetées au marché.
Les résidus de TBT dans les produits marins commercialisés existent partout dans le monde. Ils atteignent en moyenne 185ng/g de poids sec. Pour différentes raisons, les poissons pélagiques et les mollusques bivalves ont tendance à avoir des niveaux de contaminations légèrement plus élevés que celui des calmars, des poissons démersaux (sole, plie) et des crustacés. Les concentrations en TBT des produits marins originaires de France et de Corée ont été au moins deux fois plus fortes que celles des autres pays
Basés sur la consommation moyenne par habitant pour chaque pays, les quantités de TBT ingérées n’excèdent pas les seuils proposés pour provoquer des effets chroniques; ce qui suggère des risques négligeables pour le consommateur moyen .
Rappelons que pour l’OMS, la prise journalière admise (TDI) est de 0.3g / kg / poids de corps / jour (WHO1993).
Analyse réalisée par : Léglise M. / IFREMER


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