Notice

  • Bibliomer n° : 9 - Mars 2000
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 6 Méthodes analytiques spécifiques produits de la mer
  • Notice n° : 2000-0884

Détection des parasites des poissons : potentialités du biomagnétisme

Fish parasite detection : potential of biomagnetism

Choudhury G.S., Bublitz G.

Fishery Industrial Technology Center, School of Fisheries and Ocean Sciences, University of Alaska Fairbanks, 900 Trident Way, Kodiak, AK 99615, USA

Seafood safety, processing, and biotechnology, 1997, p. 41-51 - Texte en Anglais


Analyse

Les poissons blancs peuvent être infestés par de nombreux parasites incluant les protozoaires, les trématodes, les nématodes et les cestodes. Les larves de deux espèces de la famille des nématodes Anisakidae:«le ver du phoque ou de la morue» (Phocaena decipiens) et le «ver du hareng» (Anisakis simplex) se trouvent communément dans les filets de cabillaud. L’infestation chez les humains peut être fortement pathogène si l’ingestion se fait crue, non cuisinée ou sous forme marinée.
La seule méthode commerciale pour déterminer la présence de parasite est le mirage qui implique l’inspection de chaque filet à travers une surface illuminée translucide. Le mirage ne peut pas détecter les parasites enkystés à une profondeur supérieure à 6 mm dans le muscle du poisson. Des recherches ont montré que 60 à 70% des nématodes présents sont détectés par le mirage. De récents efforts pour augmenter l’efficacité de la détection se sont montrés impuissants. Le procédé de mirage est un travail important qui augmente les coûts d’environ 50%. Il est également une étape cruciale dans la production de filet et il a un impact direct sur la qualité du produit fini.
De nombreuses alternatives ont été tentées pour détecter les parasites dans les filets: par exemple le mirage au laser, les rayons UV, X, les micros onde, le microscope au scanner acoustique (SLAM) ... Le principal problème pour l’utilisation de ces méthodes est l’impossibilité de discriminer les parasites de la chair environnante. Les propriétés physiques des deux éléments étant similaires. Aucune de ces méthodes n’a été couronnée de succès à cause de la faible sensibilité, de la maigre résolution ou du faible débit.
Les auteurs ont pris une approche différente. Cette nouvelle technique est basée sur les propriétés électriques du muscle de poisson et des parasites associés. La présence de parasite est déterminée par les variations de puissance du champ électromagnétique produit par la distorsion du flux de courant autour du parasite. Cette nouvelle technique semble donner des résultats intéressants tant au plan de l’efficacité que de la réduction des coûts; elle pourrait garantir une meilleure sécurité pour la santé publique; mais des recherches ultérieures sont nécessaires pour développer cette technique biomagnétique.
Analyse réalisée par : Léglise M. / IFREMER


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