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Notices de 11 à 20 sur 52

  • Bibliomer n° : 54 - Novembre 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2010-5417

Caractéristiques épidémiologiques du botulisme chez l'homme en France en 2009

Document électronique, 2010-09-07

Adresse internet : http://www.invs.sante.fr/display/?doc=surveillance/botulisme/donnees_2009.htm

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L'Institut de Veille Sanitaire (INVS) a fait le bilan des cas de botulisme pour 2009. 13 foyers de botulisme ont été recensés, ce qui représente une augmentation par rapport aux années 2006-2008, mais reste du même ordre que les cas rencontrés depuis 1991.
Parmi ces 13 foyers, 11 correspondaient à du botulisme alimentaire, les 2 autres à du botulisme infantile. Pour 9 des 11 foyers de botulisme alimentaire, les aliments mis en cause étaient des conserves de légumes familiales (2 foyers), des produits de charcuterie de fabrication artisanale / familiale (6 foyers), et un poisson fumé industriel importé de Finlande (1 foyer). Pour les 2 derniers foyers, un aliment précis n'a pas pu être identifié par l'enquête alimentaire. Toutefois, pour l'un d'entre eux, la consommation de charcuterie faite maison et de fromage fait maison a été mise en évidence.

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  • Bibliomer n° : 53 - Septembre 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2010-5326

Rapport de la première réunion du groupe consultatif de l'OMS sur la surveillance intégrée de la résistance aux antimicrobiens

Report of the first meeting of the WHO advisory group on integrated surveillance of antimicrobial resistance

AGISAR

Communication de colloque, 2009-06-15/19, Copenhagen - 68 p. - Texte en Anglais

Adresse internet : http://www.who.int/foodborne_disease/resistance/agisar_June09/en/index.html

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Le groupe WHO-AGISAR (World Health Organization Advisory Group on Integrated Surveillance of Antimicrobial Resistance) mis en place en décembre 2008 par l'OMS est chargé de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens. Sa première conférence (juin 2009) s'est organisée en deux parties :
- discussion sur les anti-microbiens et leurs risques pour la santé humaine, prise en compte des données scientifiques sur les nouveaux antimicrobiens afin de mettre à jour la liste des antimicrobiens d'importance pour la santé humaine,
- stratégies de surveillance de la résistance aux antimicrobiens, y compris des micro-organismes en lien avec les aliments.
L'usage des agents antimicrobiens s'est développé au cours des dernières décennies, en médecine humaine et en médecine animale. L'utilisation des antimicrobiens s'est étendue au delà des besoins thérapeutiques, pour de la prophylaxie, ou même dans certains pays, comme facteurs de croissance. Les composés utilisés pour les animaux d'élevage sont les mêmes ou appartiennent aux mêmes familles que ceux utilisés en thérapeutique humaine. Les bactéries qui développent des résistances à ces antimicrobiens peuvent facilement être transmises aux personnes par les denrées alimentaires, mais aussi par l'environnement ou le contact avec les animaux.
Des bactéries habituellement commensales de l'homme peuvent également échanger des gènes de résistances avec des espèce responsables de maladies graves transmissibles de personnes à personnes, notamment en milieu hospitalier. Pour ces raisons, il est important de limiter la diffusion des bactéries résistantes à tous les niveaux, et notamment leur transmission via les denrées d'origine animale. Les quantités et types d'antimicrobiens utilisés pour les animaux d'élevage doivent donc être davantage documentés et surveillés dans le monde.
Des données récentes ont montré que l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux d'élevage favorise l'émergence de salmonelles ou de campylobacters résistants. Des Staphylococcus aureus résistants à la méthicilline (MRSA) ont également été mis en évidence notamment chez les les porcs, sans que la relation avec les quantités ou type d'antimicrobien utilisés en production animale n'ait pu être établie. Dans le cas de Clostridium difficile, espèce impliquée dans des infections chez l'homme et chez l'animal, l'utilisation d'antimicrobiens à large spectre augmente chez l'homme, le portage et le risque d'infection, mais rien n'a été montré chez l'animal dans ce domaine. Enfin les E.coli résistants impliqués dans des infections autres qu'intestinales chez l'homme seraient majoritairement d'origine animale (volaille notamment).
Peu d'informations sont actuellement disponibles sur le transfert de gènes de résistance des animaux aux humains au travers des denrées alimentaires, via des bactéries non pathogènes. L'utilisation de certains antimicrobiens en production animale a cependant été suivie de l'apparition de résistances chez des bactéries qui ne sont pas connues pour être transmissibles directement de l'animal à l'homme, suggérant qu'un transfert horizontal de gènes de résistance peut intervenir.
Dans le domaine de la résistance aux antimicrobiens, l'OMS a pris trois initiatives importantes :
- la mise en place d'un groupe de travail sur ce sujet au niveau du Codex, dont le rôle est notamment de développer des lignes directrices pour l'analyse du risque dans le domaine de la résistance aux anti-microbiens ;
- la prise en compte de la résistance aux antimicrobiens dans les actions conduites par le programme de sécurité des patients ;
- la création du groupe de surveillance de la résistance aux anti-microbiens (AGISAR).
Partie I : Antimicrobiens importants en médecine humaine - classement pour le développement de stratégies de gestion du risque afin de limiter la résistance aux antimicrobiens liée à leur utilisation en dehors de la médecine humaine
Pour limiter l'utilisation en production animale d'antimicrobiens particulièrement importants en médecine humaine, l'OMS a développé des critères permettant de les classer. Les deux critères sont les suivants :
1) l'antibiotique est-il le seul ou un des rares traitements disponibles pour des infections humaines graves ?
2) ce composé est-il destiné à traiter des maladies provoquées par des pathogènes transmissibles de l'animal à l'homme ?
La liste des composés antimicrobiens les plus critiques (liste CIA, critically important antibiotics) émise en 2005 et revue en 2007 ainsi que les critères de classement ont été réexaminés. Les critères ont été conservés, des modifications mineures étant incluses pour améliorer le clarté des explications s'y référant. Ils permettent de classer les différents composés en : " hautement important " (répondant aux critères 1 et 2), " très important " (répondant à l'un ou l'autre des critères) ou " important " (ne répondant à aucun des critères). Les données récentes concernant la résistance aux anti-microbiens ont également été prises en compte. Il s'agit notamment de celles concernant les entérobactéries produisant des beta-lactamases à spectre élargi, la description de nouveaux mécanismes de résistance aux fluoroquinolones, l'émergence de bactéries Gram négative résistantes aux carbapenèmes en milieu hospitalier, le transfert possible des S. aureus MRSA de l'animal à l'homme.
Les principales modifications apportées à la liste concernent :
- le reclassement des tétracyclines de la catégorie " très important " à " hautement important " considérant qu'elles font partie des rares antimicrobiens utilisables dans le cas des brucelloses qui sont aussi des zoonoses,
- le reclassement de l'acide fusidique et de la mupirocine de " important " à " très important ", en s'appuyant sur la transmission probable des MRSA de l'animal à l'homme,
- l'intégration de la retapamuline (pleuromutiline) en " très important ", car certains sont récemment utilisés en médecine humaine pour le traitement d'infections MRSA,
- l'intégration de deux nouvelles substances, doripénème (carbanème), et ceftobiprole (céphalosporine de dernière génération),
- la prise en compte des données géographiques pour élever la catégorie de certains composés.
Trois groupes d'agents antimicrobiens sont à mettre en priorité en terme de gestion des risques pour leur utilisation en dehors de la médecine humaine :
- les quinolones qui sont largement utilisées en production animale et sont connues pour sélectionner des salmonelles résistantes chez les animaux. Elles font partie des quelques traitements disponibles pour les salmonelloses graves chez l'adulte,
- les céphalosporines de 3 et 4ème génération pour les mêmes raisons,
- les macrolides également utilisées en production animale qui peuvent sélectionner des Campylobacter résistants chez les animaux alors qu'ils font partie des solutions thérapeutiques pour les campylobactérioses, en particulier chez l'enfant, notamment en alternative aux quinolones.
L'OMS recommande l'utilisation de cette liste et l'établissement de lignes directrices traduites pour les différents professionnels. Elle suggère de mettre en place un groupe de travail pour mesurer l'impact de ces recommandations, de recueillir les retours des professionnels. Enfin elle encourage le travail en collaboration avec le réseau Global Foodborne Infections Network (GFN), les autres structures comme l'OIE et la FAO, et la communication aux autorités des résultats de l'application de la liste CIA pour la surveillance et la gestion du risque lié à l'utilisation des antimicrobiens en dehors de la médecine humaine.
Partie II : Etablissement d'un cadre pour les activités de l'OMS sur la surveillance de la résistance aux antimicrobiens
Le premier objectif de cette seconde partie était de relever les programmes de surveillance de la résistance aux antimicrobiens existants et de déterminer les exigences minimales pour mettre en place ce type de programmes dans les pays possédant des ressources limitées.
La mise en place de programmes de surveillance dans ces pays implique des infrastructures permettant l'identification d'un problème de santé publique d'étiologie alimentaire, la prise en charge des cas cliniques et la mise en place d'analyses microbiologiques systématiques permettant d'isoler les agents pathogènes, la possibilité de transmettre ces isolats à des laboratoires de référence, la capacité de consigner, d'analyser les données et d'établir des rapports de surveillance.
En ce qui concerne les micro-organismes, la priorité est mise sur les salmonelles considéré comme un agent majeur de maladies d'origine alimentaire, mais la surveillance peut être étendue à d'autres pathogènes comme les Campylobacter, E. coli...
La surveillance concerne les isolats d'origine humaine, mais également ceux prélevés sur des animaux producteurs, la viande non transformée, et les denrées d'origine animale. Tous les types de viandes doivent être surveillés, en cohérence avec les habitudes alimentaires de chaque pays.
Les programmes doivent intégrer des laboratoires capables de détecter et d'isoler les agents pathogènes à partir de différents type de prélèvements, de les identifier au niveau du genre, de les transmettre à des laboratoires de référence, d'effectuer les antibiogrammes en suivant les recommandations adaptées à chaque agent pathogène.
L'enregistrement et l'archivage des données par les laboratoires de référence doit permettre leur transmission aux organismes de santé publique et leur intégration aux autres données existantes, tout en respectant la confidentialité liée aux patients. La gestion des données peut être facilité par la mise à disposition d'outils informatiques communs (WHONET).
Des indications pour organiser la collecte des données d'utilisation des antimicrobiens, la mise en place de programmes de formations sur la surveillance de la résistance et le développement d'outils informatiques permettant de partager des données dans ce domaine sont fournies.
Le second objectif était d'établir le cadre des activités du groupe AGISAR à court, moyen et long terme. Le groupe se réunit sur une base annuelle et organise des conférences tous les trois mois. A court terme, il envisage notamment de développer des actions visant à favoriser l'harmonisation internationale pour la collecte, l'analyse et l'établissement de rapports à partir des données concernant l'utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens. A plus long terme, il s'agit de faciliter l'identification des laboratoires de référence et des autorités compétentes dans le domaine de la santé publique humaine et vétérinaire, et de développer des stratégies de communication visant à intégrer les programmes de surveillance et l'utilisation des données issues de ces programmes dans les politiques nationales.
Analyse réalisée par : Pilet M.F. / Oniris

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  • Bibliomer n° : 53 - Septembre 2010
  • Thème : 2 - Transformation
  • Sous-thème : 2 - 3 Emballage et conditionnement
  • Notice n° : 2010-5321

Nouveaux aspects réglementaires européens et marché mondial des emballages intelligents et actifs utilisés en industrie alimentaire

New EU regulation aspects and global market of active and intelligent packaging for food industry applications

Restuccia * Donatella, Spizzirri U. Gianfranco, Parisi Ortensia I., Cirillo Giuseppe, Curcio Manuela, Iemma Francesca, Puoci Francesco, Vinci Giuliana, Picci Nevio

* Dipartimento di Scienze Farmaceutiche, Università della Calabria, Via P. Bucci Edificio Polifunzionale, Arcavacata di Rende (CS) 87036, Italy ; E-mail : donatella.restuccia@unical.it

Food Control, 2010, Vol. 21 (11), p. 1425-1435 - DOI : 10.1016/j.foodcont.2010.04.028 - Texte en Anglais

à commander à : l'auteur, l'éditeur ou à l'INIST

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Cet article fait le point sur les emballages actifs et intelligents dans l'industrie alimentaire, leur marché, et l'évolution récente de la réglementation européenne qui leur est consacrée.
Les emballages actifs et intelligents sont basés sur une interaction délibérée entre le conditionnement et l'aliment et/ou son environnement direct, pour en améliorer la qualité ou la sécurité. Les distinctions entre emballages actifs et intelligents sont :
- les emballages actifs ont pour objectif d'accroître la durée de conservation de l'aliment ou d'en améliorer la qualité en interagissant avec lui ; ils contiennent des composés qui vont se diffuser de manière contrôlée dans l'aliment, ou qui vont absorber des substances dans l'aliment ou dans son environnement ;
- un emballage intelligent est capable de " surveiller " l'aliment et de " donner des informations " sur sa qualité.
Sur la base d'une vaste bibliographie, l'article liste de nombreux exemples d'emballages actifs, les composés ou les technologies utilisés et leurs applications dans l'industrie alimentaire : retardement de l'oxydation ou de la croissance bactérienne, absorbeurs ou émetteurs de CO2, absorbeurs d'odeur, absorbeurs d'éthylène, émetteurs d'arômes, etc. En ce qui concerne les emballages intelligents, sont présentés : des indicateurs temps/température, indicateurs de maturité, dispositifs de traçabilité, indicateurs de fuites, etc. L'utilisation des nanotechnologies et leurs possibilités sont également abordées.
A partir de la bibliographie, le marché mondial des emballages actifs et intelligents est présenté en détail, ainsi que sa croissance et ses perspectives de développement, en relation avec les demandes des consommateurs.
L'article aborde ensuite l'environnement réglementaire de ces emballages. Il est indiqué que, jusqu'en 2004, il existait en Europe une certaine carence réglementaire dans ce domaine, ce qui a freiné le développement de ces techniques, notamment par rapport au Japon et aux USA où elles se sont développées dès les années 70. C'est, avec les questions de sécurité sanitaire, ce qui a motivé le règlement cadre 1935/2004/EC puis, plus spécifiquement, le règlement 450/2009/EC. Les fondements réglementaires européen et américain sont comparés, puis les deux règlements européens sont examinés en détail.

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  • Bibliomer n° : 51 - Mai 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2010-5205

Corégone lavaret fumé à chaud et botulisme de type E en France, septembre 2009

Botulism and hot-smoked whitefish: a family cluster of type E botulism in France, September 2009

King L.A., Niskanen T., Junnikkala M., Moilanen E., Lindstrom M., Korkeala H., Korhonen T., Popoff M., Mazuet C., Callon H., Pihier N., Peloux F., Ichai C., Quintard H., Dellamonica P., Cua E., Lasfargue M., Pierre F., Valk H. de

* Institut de Veille Sanitaire (French National Institute for Public Health Surveillance, InVS), Saint Maurice, France ; E-mail : l.king@invs.sante.fr

Eurosurveillance, 2009, Vol. 14 (45), p. 1 - Texte en Anglais

Adresse internet : http://www.eurosurveillance.org/images/dynamic/EE/V14N45/art19394.pdf

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Cet article expose un cas de botulisme de type E signalé à l'Institut de Veille Sanitaire et survenu dans le sud-est de la France suite à la consommation d'un poisson blanc fumé à chaud (corégone) provenant de Finlande.

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  • Bibliomer n° : 50 - Mars 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 6 Méthodes analytiques spécifiques produits de la mer
  • Notice n° : 2010-5164

L'acide caprique pour différencier le caviar d'élevage du caviar sauvage

Identification of caviar from increasing global aquaculture production - Dietary capric acid as a labelling tool for CITES implementation in caviar trade

Wuertz * S., Groper B., Gessner J., Kruger T., Luckas B., Kruger A.

* Gesell Marine Aquakultur mbH GMA, D-25761 Hafentorn, Busum, Germany ; E-mail : wuertz@gma-buesum.de

Aquaculture, 2009, Vol. 298 (1-2), p. 51-56 - Texte en Anglais

à commander à : l'auteur, l'éditeur ou à l'INIST

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La production de caviar issu d'esturgeon d'aquaculture est possible à grande échelle depuis quelques années, et les quantités produites dépassent désormais celles issues d'esturgeons sauvages (inscrites dans les annexes de la CITES). Les tentations de frauder et de " camoufler " des productions de caviars issus de poissons pêchés illégalement (quotas) sont grandes et cette fraude est avérée. Il est donc primordial de disposer d'outils ou de méthodes analytiques permettant de tracer l'origine " sauvage " ou " élevage " des caviars commercialisés.
Les auteurs proposent ici une méthode permettant de faire cette distinction, basée sur la détection/quantification de l'acide caprique (acide gras décanoïque) présent dans les compléments alimentaires donnés aux poissons d'aquaculture. La quantité dosée en acide caprique serait donc un excellent marqueur de l'origine d'un caviar.
N.B. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle CITES ou encore comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats ayant pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.
http://www.cites.org/fra/disc/what.shtml

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  • Bibliomer n° : 50 - Mars 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2010-5144

Risques humains associés à une exposition à la palytoxine

Human risk associated with palytoxin exposure

Deeds J.R., Schwartz M.D.

* US Food and Drug Administration Center for Food Safety and Applied Nutrition, 5100 Paint Branch Parkway, HFS-707, College Park, MD 20740, USA, E-mail : jonathan.deeds@fda.hhs.gov

Toxicon, 2010, Vol. 56 (2), p. 150-162 - Texte en Anglais

à commander à : l'auteur, l'éditeur ou à l'INIST

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Les palytoxines (PlTX) constituent un groupe de toxines marines complexes, très actives. Elles ont été mises en évidence dans Palythoa toxica, un corail tropical mou d'Hawaï. L'évaluation de la toxicité des PlTX par utilisation de modèles animaux a montré qu'elles sont particulièrement puissantes par voies intraveineuse et intra péritonéale, ou par exposition intra trachéale ; elles le sont moins par exposition intra gastrique directe. Elles sont également à l'origine d'effets graves mais non mortels, par exposition cutanée ou oculaire.
Les PlTX ont été également trouvées dans des algues rouges, une anémone de mer, et récemment dans des dinoflagellés, notamment Ostreopsis siamensis en mer Méditerranée. Elles se retrouvent tout au long de la chaîne alimentaire, y compris chez des poissons et des crabes, et sont responsables chez l'homme de graves troubles pouvant entraîner la mort. Bon nombre d'organismes marins présents dans l'environnement susceptibles de renfermer des PlTX sont aussi vendus en aquariophilie, et des études récentes suggèrent que des empoisonnements sont survenus par exposition à ces organismes.
En raison de la co-occurrence avec d'autres toxines marines comme la ciguatoxine, la saxitoxine et la tétrodotoxine, il est difficile d'évaluer le véritable risque d'empoisonnement à la PlTX chez l'homme par consommation de produits de la mer, mais des cas limités, dont quelques cas mortels, ont été bien renseignés. Par ailleurs des données récentes décrivent des réactions suite à une exposition aux PlTX par inhalation ou par voie cutanée. La poursuite des recherches pour mieux appréhender la présence et la répartition des PlTX dans les produits de la mer, ainsi que les symptômes d'intoxication suite à leur ingestion ou leur contact est justifiée.
N.B. La présence d'Ostreopsis pp en Méditerranée occidentale, l'accumulation de PlTX dans des oursins et des bivalves, les troubles respiratoires de personnes exposées à la toxine par voie aérienne, renforcent le besoin de surveiller l'extension côtière des productions de palytoxine.
La recherche de PlTX est actuellement incluse dans le réseau de surveillance phytoplanctonique français (REPHY) en Méditerranée.

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  • Bibliomer n° : 49 - Janvier 2010
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2010-5082

Données relatives aux toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France en 2008

Bilan, 2009, p. 1-5

Adresse internet : http://www.invs.sante.fr/surveillance/tiac/donnees_2008/tiac_donnees_2008.pdf

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Le nombre de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) en 2008 est stable par rapport à 2007. A noter toutefois que du fait d'un problème informatique dans la remontée des informations, le bilan présenté par l'Institut national de Veille Sanitaire est provisoire. Les TIAC sont principalement dues aux Salmonella, Staphylococcus aureus, virus, Bacillus cereus et Clostridium perfringens.
Les sources alimentaires incriminées ou suspectées ont été notamment les poissons, crustacés et coquillages, les œufs et produits à base d'œufs, les viandes, les produits de charcuterie, et les volailles. Ces aliments représentent ensemble 353 foyers sur 1085. Les autres aliments sont des aliments d'origine non animale ou mixte et des plats cuisinés (221 foyers), le lait et les produits laitiers (36 foyers).

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  • Bibliomer n° : 49 - Janvier 2010
  • Thème : 0 - Focus
  • Sous-thème : 0 - Parasites
  • Notice n° : 2010-5039

Focus " Parasites des produits aquatiques - risque sanitaire et allergie "

Etienne Monique

Bibliomer, 2010, p. 1

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La présence de parasites dans les poissons a eu tendance à augmenter au cours de ces dernières années, y compris en Atlantique nord, augmentation en partie due à l'accroissement des populations de mammifères marins (hôtes des parasites adultes), consécutif aux mesures de conservation. Parallèlement, les modes de consommation du poisson ont évolué, un nombre croissant de préparations conduit à consommer du poisson cru ou peu cuit, mariné et fumé (sushi, sashimi, ceviches, gravlax...). Ces éléments combinés augmentent le risque sanitaire lié à ces produits.
Toutefois le nombre de personnes concernées demeurerait faible en France, l'Institut de veille sanitaire a estimé en 2004 qu'il y avait en moyenne 8 cas par an, avec 6 hospitalisations n'engageant pas le pronostic vital (1).
Les risques de parasitose digestive sont connus et les mesures préventives pour assurer la qualité sanitaire des produits sont réglementées au niveau de la CE (2). Une fiche, rédigée conjointement par les instances ministérielles françaises, intitulée " Maîtriser le risque Anisakis dans les produits de la pêche - Les précautions à prendre par les professionnels " est consultable sur Internet (3). De même, deux fiches AFSSA de description de danger transmissible par les aliments :
- l'une " Anisakis spp., Pseudoterranova spp, (Nématodes, Scernentea, Ascaridida, Anisakidés) agent de l'anisakiase ",
- et l'autre " Diphyllobothrium latum, botriocéphale, ténia du poisson, ver cestode ",
sont également disponibles sur Internet (4).
A noter également le dernier avis de l'AFSSA du 22 avril 2008, mentionné dans la notice Bibliomer n°2008-4484, qui propose des dérogations (la congélation assainissante ne serait pas obligatoire dans des cas particuliers).
Ce focus présente, en premier lieu, les risques liés aux parasites des produits aquatiques, qui, suite à leur ingestion, peuvent provoquer des troubles digestifs. Les produits concernés, sont marins ou d'eau douce, et de toute origine : Europe, Asie, Afrique...
Puis le focus se concentre sur les risques allergiques liés à la consommation de poissons parasités. Les études concernant ces phénomènes sont relativement récentes, moins de vingt ans, et la majorité d'entre-elles sont postérieures à l'an 2000. Un important travail de synthèse sur Anisakis inducteur d'une hypersensibilité immunitaire est analysé. Puis des résultats récemment publiés sur la détection des allergènes, leur résistance aux divers traitements technologiques mais aussi aux sucs gastriques, les caractérisations cliniques de l'allergie, sont résumés.
1) Morbidité et mortalité dues aux maladies infectieuses d'origine alimentaire en France (2004), Institut de veille sanitaire
2) Règlements CE n° 178/2002, 853/2004 et 2074/2005

3) Maîtriser le risque Anisakis dans les produits de la pêche - Les précautions à prendre par les professionnels
4) AFSSA - Fiches de dangers microbiologiques
* Anisakis spp., Pseudoterranova spp, (nématodes, Scernentea, Ascaridida, anisakidés) agent de l'anisakiase
* Diphyllobothrium latum, botriocéphale, ténia du poisson, ver cestode.
N.B.
1) Les parasites à l'origine de maladies, malformations des produits aquatiques et ceux qui altèrent la qualité de la chair des poissons ne sont pas mentionnés dans ce focus. Ils ont déjà fait l'objet de plusieurs notices Bibliomer (2009-4690, 2008-4582, 2008-4263, 2007-4080 et 2004-2640 notamment)
2) De nombreux articles relatifs aux parasites de poisson ont été résumés et analysés dans Bibliomer, ils complètent ce focus.
Monique Etienne / IFREMER

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  • Bibliomer n° : 48 - Décembre 2009
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 1 Sécurité des aliments
  • Notice n° : 2009-4989

Avis de l'AFSSA du 17 août 2009 sur les propositions d'amélioration du plan de surveillance histamine

Avis AFSSA, 2009, p. 1-22

Adresse internet : http://www.afssa.fr/Documents/MIC2008sa0310.pdf

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L'InVS (Institut de Veille Sanitaire) a constaté que le nombre de toxi-infections alimentaires collectives à l'histamine a augmenté depuis 2000. Plusieurs hypothèses, non encore vérifiées, ont été avancées : évolution sur les produits concernés (espèces, zones géographiques, ...), évolution des pratiques de consommation, réduction du nombre de sous-déclarations. La DGAL a demandé à l'AFSSA un appui scientifique et technique sur le plan de surveillance du niveau d'histamine dans les produits de la pêche que la DGAL met en place chaque année.
La DGAL a notamment posé les questions suivantes :
- limitation ou non à la liste des espèces de poissons indiquée dans le règlement (CE) n°2073/2005 sur les critères microbiologiques,
- révision ou non des catégories de produits surveillés dans le cadre du plan,
- quelle devrait être la période de mise en œuvre du plan de surveillance pour que celle-ci corresponde avec une évaluation maximale du risque pour le consommateur ?
- la nouvelle répartition géographique de prise d'échantillons proposée (prise en compte de la densité démographique et des flux touristiques) est-elle satisfaisante ?
Pour la première question, l'AFSSA a dressé une liste de familles et d'espèces de poissons associés aux dangers chimiques posés par l'histamine en se basant sur la liste réglementaire, sur la littérature scientifique, sur le système d'alerte européen et sur des recommandations faites par d'autres pays. Cette liste est plus large que la liste actuellement prévue par le plan de surveillance de la DGAL : il peut ainsi être noté que les salmonidés (Salmo salar, Oncorhynchus sp.) font partie de la liste proposée par l'AFSSA. L'AFSSA indique que la liste des espèces potentiellement concernées est grande et qu'il n'est pas envisageable, en matière de nombre d'échantillons, de suivre l'ensemble des familles proposées par l'AFSSA. Il est donc nécessaire de réfléchir aussi aux catégories de produits à prélever.
Pour la deuxième question, l'AFSSA considère que la répartition des échantillons par catégories proposée par la DGAL n'est pas représentative de l'exposition des consommateurs à l'histamine. Ainsi, certaines catégories ou espèces de poissons sont sur-représentées par rapport à leur consommation réelle (ex. espadon). L'AFSSA propose d'établir une répartition des échantillons par catégories de produits, en se basant à la fois sur la quantité consommée des différents aliments qui pourraient contenir de l'histamine et sur le risque (apprécié de manière semi-quantitative en donnant une note de risque).
L'AFSSA aboutit à la proposition des catégories suivantes à échantillonner :
- poissons frais (thon, maquereau, sardine),
- saumon frais,
- produits de saurisserie réfrigérés (hareng fumé, marinade de hareng, marinade d'anchois),
- produits traiteurs réfrigérés.
A noter que suite à cette évaluation, l'AFSSA a indiqué que les risques histaminiques estimés associés à la consommation des conserves et des poissons surgelés apparaissent comme minimes par rapport au risque associé à la consommation de poissons frais, et a donc proposé de supprimer ces deux catégories du plan de surveillance.
Pour les 3ème et 4ème questions, l'AFSSA indique que :
- compte tenu des données de l'InVS et du système d'alerte européen, le plan de surveillance doit avoir lieu sur l'année complète et non pas seulement sur une période donnée ;
- la répartition géographique proposée par la DGAL est pertinente : suivi annuel des départements les plus peuplés et ceux faisant l'objet d'un fort flux touristique estival ; et un suivi des autres départements périodiquement, tous les trois ans.
En fonction de tous ces éléments, l'AFSSA propose à l'annexe 2 de son avis un plan d'échantillonnage en fonction des catégories de produits, des espèces de poissons, des lieux de prélèvement, de la période de l'année et des différentes zones géographiques.

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  • Bibliomer n° : 47 - Septembre 2009
  • Thème : 3 - Qualité
  • Sous-thème : 3 - 4 Gestion de la qualité
  • Notice n° : 2009-4927

Le dispositif français de sécurité sanitaire

Houssin D., Coquin Y.

Direction générale de la Santé

Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire - BEH, 2008, Vol. Hors série, p. 4

Adresse internet : http://www.invs.sante.fr/beh/2008/hs_261108/index.htm

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Dans les années 1990, plusieurs crises sanitaires de grande ampleur ont mis en évidence l'insuffisance des moyens consacrés à la surveillance et aux investigations épidémiologiques, le besoin de développer le caractère multidisciplinaire de l'expertise publique et la nécessité de séparer le processus d'expertise des centres de décisions.
La sécurité sanitaire a fait l'objet d'une importante structuration de 1993 à 2004. Cet article décrit le dispositif mis en place avec la création des agences nationales de sécurité sanitaire :
- l'Institut de veille sanitaire (InVS),
- l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes),
- l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps),
- l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa),
- l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), et
- l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Les administrations centrales des différents ministères concernés (Santé, Agriculture, Consommation, Environnement) exercent la tutelle des agences ; la Direction générale de la santé assure l'articulation des agences entre elles et la concertation entre ministères.
Le dispositif développé en France permet une stricte distinction entre la surveillance épidémiologique, la conduite de l'évaluation du risque et la prise de décision (gestion du risque).
N.B. Dans le 2ème rapport d'étape sur la révision générale des prévisions politiques publiques (RGPP), le gouvernement envisage une fusion de l'Afssa et de l'Afsset.

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